La pirogue
Avant d'être un sport, la pirogue polynésienne a d'abord été l'engin indispensable au peuplement de ces îles
lointaines et isolées. Les embarcations étaient alors des doubles pirogues
en bois à voiles ou à pagaies,
capables de transporter
hommes, animaux et nourriture pendant plusieurs semaines. Elle constituait également un engin de guerre et
de pêche.
Depuis, son utilisation a évolué: la pirogue a été réduite au strict minimum et allégée grâce à l'emploi
de fibres de verre ou de carbone.
Il existe plusieurs types de pirogues dont trois principales : V1 , V3 et V6, le n° indique le nombre de rameurs.
Sur un V6 trois des rameurs ont des rôles et des noms biens particuliers :
Le faoro (poste 1 sur la pirogue): c'est sur sa cadence que tous les rameurs se calent.
Le taaré (poste 3 ou 4): c'est lui qui indique par un son le changement de rame, la puissance du coup à donner et le rythme.
Le pépéru (poste 6): c'est le barreur. Il rame, mais surtout dirige la pirogue.
Ce sport connaît une véritable renaissance depuis qques années, notamment aux Marquises.
La course reine est l'Hawaiki Nui: une course marathon (un seul équipage par jour)
qui se déroule en 3 étapes:Huahine-Raiatea ; Raiatea-Tahaa et enfin Tahaa-Bora-Bora.
Tout au long de l'année, d'autres courses sont organisées dans les différents archipels.
Aux Marquises, tous les deux ans, a lieu le "Tanaoa Nui Vaka" : le tour de Nuku Hiva, 94 km en deux étapes.
Beaucoup plus technique qu'il n'y parait, la rame est cependant un sport avant tout physique
et de ce côté-là, difficile de rivaliser avec les Polynésiens...La devise de Teva peut donner une idée de l'état d'esprit
des rameurs : "on rame pas pour faire jolie la pirogue".